Les smartphones désormais la cible privilégiée des hackers

Selon la dernière édition du RSA Fraud Report édité par RSA Security, l’un des leaders mondiaux de la cybersécurité proposant des solutions Business-Driven Security™ conçues pour aider à gérer le risque numérique, les attaques sur smartphone ont augmenté de 191 % par rapport à la même période en 2018.

Ce phénomène semble être en partie lié aux habitudes des consommateurs qui utilisent de plus en plus le mobile pour leurs transactions financières. « Il y a quelques années, les clients se servaient surtout de leur smartphone pour consulter leurs comptes, alors qu’aujourd’hui de plus en plus de transactions financières sont réalisées par ce biais (SMS, applications…). Les cybercriminels cherchent donc de plus en plus à récupérer les données mobiles des consommateurs» décrypte Bernard Montel, EMEA Field CTO pour RSA Security. Et le risque est bien présent : le montant moyen des transactions frauduleuses sur smartphones est de 634 euros.

A noter également l’essor du phishing qui représente 37 % des attaques au 2e trimestre 2019 (+6% par rapport à la même période en 2018)qui reste toujours le mode opératoire favori des hackers, en raison de sa facilité de mise en œuvre. La France est d’ailleurs le 3epays au monde à héberger le plus de sites malicieux de phishing, derrière les Etats-Unis (1er) et la Russie (2e). Le rapport souligne également une hausse de 80 % des attaques aux malwares financiers en 2019.

Enfin, les arnaques sur les réseaux sociaux représentent 17 % des cyber attaques (+34 % par rapport à 2018). Parmi les arnaques les plus répandues, on trouve notamment les sites frauduleux qui abusent du nom des marques (brand abuse). RSA a ainsi décompté 9 882 attaques (vs. 7348 en 2018). Les « rogue apps » (« applis escrocs ») sont également de plus en plus utilisées « Il s’agit d’applications présentes entre autres sur Google Play (Android) ou App Store (iOS). Elles permettent aux hackers de récupérer des informations bancaires en se faisant passer pour des applications légitimes. » analyse Bernard Montel.

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